Notez cet épisode
10.03.2026
Écouter l'épisode
Lorsqu’un conflit éclate, les marchés réagissent souvent de façon rapide et parfois excessive. Les fluctuations observées sur certaines matières premières ou sur les indices actions peuvent traduire une phase d’ajustement liée à l’incertitude plutôt qu’un changement structurel.
Historiquement, de nombreux épisodes de tension ont été suivis d’un retour progressif à une trajectoire de croissance des marchés. La logique reste la même : les investisseurs se projettent sur les perspectives économiques à moyen terme. Tant que le choc ne modifie pas durablement la croissance mondiale, les phases de baisse peuvent représenter des points d’entrée intéressants pour les profils capables de supporter la volatilité.
Matières premières et actifs refuges : une logique de cycle
Les crises géopolitiques ont tendance à renforcer l’intérêt pour certaines matières premières. L’or conserve une place particulière dans les portefeuilles, notamment en raison de son rôle de diversification et de couverture face aux incertitudes. La hausse structurelle des tensions internationales peut soutenir cette demande sur le long terme.
Le pétrole répond à une logique différente. Une flambée rapide des prix reflète souvent une prime de risque liée à la situation politique. Pour un investisseur, s’exposer directement à cette matière première revient à parier sur la durée du conflit et sur son impact économique. Une approche indirecte, par exemple via des entreprises solides du secteur ou via des obligations offrant un rendement défini, peut constituer une alternative plus lisible.
Diversifier l’allocation géographique face aux incertitudes
Les périodes de turbulence rappellent l’importance d’une allocation équilibrée entre les grandes zones économiques. Les États-Unis restent un moteur central de la croissance mondiale, mais d’autres régions peuvent offrir des perspectives complémentaires.
Les marchés émergents attirent une attention croissante. Leur poids démographique, leur dynamisme économique et l’amélioration de leurs fondamentaux financiers renforcent leur crédibilité dans une stratégie de long terme. Pour autant, la diversification reste essentielle : s’exposer à ces marchés à travers des fonds ou des approches globales permet d’éviter de dépendre d’un seul pays ou d’un seul cycle économique.
Valorisations et potentiel de rattrapage
Les différences de valorisation entre régions jouent un rôle clé dans les perspectives de performance. Les marchés développés, notamment américains, ont bénéficié d’une forte dynamique ces dernières années, en particulier dans les secteurs technologiques.
À l’inverse, certaines économies émergentes affichent encore des niveaux de valorisation plus faibles malgré des perspectives de croissance élevées. Cette combinaison peut créer un potentiel de rattrapage sur le long terme. Elle implique toutefois une analyse fine des secteurs porteurs, comme la finance ou les technologies liées à l’intelligence artificielle, qui peuvent accompagner l’essor de ces économies.
Secteurs et thématiques à surveiller
Dans un environnement marqué par des tensions internationales et par des transformations économiques, certains secteurs apparaissent mieux positionnés. Les financières dans les pays émergents peuvent bénéficier d’une hausse progressive de la bancarisation et du développement des services d’investissement. En Europe, les banques peuvent profiter d’un contexte de taux plus élevés, susceptible d’améliorer leur rentabilité.
Plus largement, les entreprises liées aux infrastructures, à l’énergie ou à la transition technologique restent des piliers potentiels pour des stratégies de long terme. Elles combinent souvent actifs tangibles et visibilité sur la demande future, deux éléments recherchés lorsque l’environnement global devient incertain.
Investir en période de crise : une question de méthode
Les conflits rappellent que les marchés financiers évoluent dans un environnement imprévisible. Pour les investisseurs, la discipline consiste à éviter les décisions dictées par l’émotion. Maintenir une diversification géographique et sectorielle, conserver une vision de long terme et accepter la volatilité font partie des principes qui permettent de traverser ces phases.
Plutôt que de chercher à anticiper précisément le point bas, l’enjeu consiste souvent à construire progressivement une exposition cohérente avec son horizon d’investissement. Les périodes de tension peuvent alors devenir des moments d’ajustement stratégique plutôt que des signaux de sortie définitive.
Allô La Martingale, c’est la libre antenne de votre argent.
Chaque mardi, Amaury de Tonquédec reçoit deux experts de la finance pour vous répondre.
Posez vos questions en cliquant sur ce lien : wa.me/33749761167
Émission en direct de 12h à 13h sur LinkedIn, YouTube et Twitch.
Puis disponible en replay à 18h sur toutes les plateformes de streaming audio et sur YouTube.
👉 Pour retrouver tous les liens utiles, rendez-vous sur notre Linktree.
Merci à notre partenaire IG de soutenir Allo La Martingale.
IG permet d’investir dans des actions et ETF internationaux via sa plateforme et son application mobile.
Pour découvrir la plateforme :
https://upl.inc/la-martingale
Investir comporte des risques.
