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Les montres de luxe, sacs haut de gamme ou bijoux sont parfois considérés comme des investissements à part entière. Certaines pièces prennent de la valeur avec le temps, mais un sujet reste largement sous-estimé : le risque de vol… et surtout la sous-assurance.

Quentin Roy est cofondateur de Grace, une startup spécialisée dans l’assurance des biens de luxe. Au micro de Matthieu Stefani, il explique pourquoi les contrats d’assurance classiques sont souvent mal adaptés aux montres, bijoux ou sacs de valeur.

Pourquoi les objets de luxe sont souvent mal assurés ?

La plupart des propriétaires passent par leur assurance multirisque habitation (MRH). Le problème : ces contrats ont été conçus pour protéger un logement et son contenu classique, pas des objets à très forte valeur concentrée sur une seule pièce.

Premier piège : les plafonds et sous-plafonds. Une assurance peut couvrir plusieurs milliers d’euros d’objets précieux… mais limiter le remboursement à 1 500 € par objet.

Deuxième problème : la valeur vénale. Beaucoup d’assureurs appliquent une grille de vétusté. Une montre achetée plusieurs années auparavant peut donc être remboursée bien en dessous de sa valeur actuelle sur le marché secondaire.

Autre difficulté : les exclusions. Certains contrats couvrent mal les objets hors domicile, à l’étranger ou dans certaines situations jugées « à risque ».

Quels sont les objets les plus volés ?

Selon Quentin, certaines marques concentrent une grande partie des vols, notamment Rolex pour les montres.

Les sacs de luxe, bijoux, sneakers ou encore manteaux haut de gamme sont également ciblés. Avec la démocratisation des réseaux sociaux et de la culture du luxe, ces objets sont devenus beaucoup plus reconnaissables dans la rue.

Résultat : beaucoup de propriétaires finissent par ne plus utiliser leurs pièces de peur de se les faire voler. Quentin Roy parle même d’un « paradoxe du coffre-fort » : acheter des objets faits pour être portés… mais les laisser enfermés chez soi.

Les 3 niveaux d’assurance

Premier niveau : la MRH classique. C’est celle de la majorité des gens. Elle couvre le domicile, mais reste souvent limitée pour les biens de valeur.

Deuxième niveau : les extensions « objets de valeur ». L’assuré déclare alors ses montres, bijoux ou sacs afin d’augmenter les plafonds de couverture. Mais les remboursements restent généralement calculés selon la valeur vénale.

Troisième niveau : les contrats spécialisés destinés aux patrimoines importants. Ces contrats permettent notamment :

  • une couverture mondiale,
  • des franchises plus faibles,
  • la perte inexpliquée,
  • et surtout la « valeur agréée ».

La valeur agréée permet de fixer à l’avance avec l’assureur la valeur du bien. En cas de vol, le remboursement correspond alors au montant validé dans le contrat.

Pourquoi faut-il régulièrement revoir son contrat ?

Le patrimoine évolue constamment : nouveaux achats, hausse de valeur de certaines pièces, voyages, déménagements…

Or beaucoup de contrats ne sont jamais mis à jour. Quentin Roy rappelle qu’un assuré peut être partiellement remboursé si la valeur réelle de son mobilier a fortement augmenté sans avoir été redéclarée à l’assureur.

Il recommande donc de faire un point avec son assureur ou son courtier tous les deux ans minimum.

Autre réflexe important : conserver les factures, certificats, photos et preuves d’authenticité des objets afin de faciliter les démarches en cas de sinistre.

Ils citent les références suivantes :

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