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22.09.2026
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Entre hausse des taux, pétrole cher et incertitudes économiques, la fin de l’année 2026 s’annonce encore mouvementée sur les marchés. Pourtant, certaines tendances commencent à se dégager. Technologie, banques européennes, santé ou encore quelques valeurs délaissées pourraient tirer leur épingle du jeu, à condition de rester sélectif.
La tech reste incontournable, mais le jeu s’élargit
Après l’engouement massif autour de l’intelligence artificielle, plusieurs valeurs liées aux semi-conducteurs ont fortement corrigé pendant l’été. Dans le même temps, certains éditeurs de logiciels ont retrouvé les faveurs des investisseurs. Le marché technologique devient donc moins concentré qu’auparavant.
Pour Jérémy Blackwell, cette correction redonne notamment de l’intérêt à certains acteurs directement exposés aux infrastructures nécessaires à l’IA. Micron, Nvidia et Broadcom font partie des valeurs qu’il surveille. Sa préférence va notamment à Broadcom, qui développe des puces sur mesure pour de grands acteurs du cloud souhaitant réduire leur dépendance à Nvidia.
Mais le potentiel ne se limite plus au matériel. La cybersécurité pourrait également profiter d’une nouvelle vague de besoins : avec le développement des agents d’intelligence artificielle dans les entreprises, il faut désormais contrôler non seulement les accès des utilisateurs, mais aussi ceux accordés aux outils d’IA. Des acteurs comme Palo Alto Networks, CrowdStrike, Fortinet, Zscaler ou Okta s’inscrivent dans cette tendance.
Les entreprises de services numériques pourraient, elles, profiter du mouvement dans un second temps, lorsque leurs clients auront davantage besoin d’accompagnement pour déployer l’IA ou renforcer leur cybersécurité. Pour l’instant, Bertrand Lamielle estime toutefois que cette tendance n’est pas encore suffisamment mûre.
Les banques européennes peuvent-elles poursuivre leur parcours ?
Autre secteur particulièrement surveillé : les banques européennes. Leur progression ne date pas de quelques semaines. Bertrand Lamielle souligne une tendance installée depuis plusieurs années, soutenue notamment par l’environnement de taux, la faiblesse des défauts de paiement et les mouvements de consolidation en Europe.
Malgré leur forte progression passée, il considère qu’il n’est pas forcément pertinent d’anticiper immédiatement leur retournement. Les banques ont notamment bien résisté pendant l’été alors que certaines valeurs technologiques étaient davantage chahutées.
Toutes ne présentent cependant pas le même profil. Les tendances évoquées pendant l’émission sont notamment plus favorables à certains établissements d’Italie, d’Espagne, d’Europe de l’Est ou encore de Scandinavie qu’aux banques françaises.
L’enjeu consiste donc moins à parier aveuglément sur tout le secteur qu’à surveiller la dynamique des résultats et les révisions des perspectives de croissance.
La santé, un secteur défensif qui redevient intéressant
Longtemps délaissée, la santé pourrait également revenir dans les portefeuilles. L’intérêt du secteur tient notamment à sa capacité à évoluer différemment des autres grandes thématiques boursières, ce qui peut apporter davantage de diversification.
Jérémy Blackwell s’intéresse ainsi à UCB en Belgique et à Virbac en France. Pour cette dernière, il met notamment en avant la croissance de l’activité, les ambitions d’amélioration des marges et la solidité du bilan, alors même que le titre a reculé depuis le début de l’année.
Cette recherche de valeurs de croissance devenues moins chères illustre une autre idée importante : une action qui a baissé n’est pas automatiquement une bonne affaire. Il faut encore que ses résultats et ses perspectives justifient un retour des investisseurs.
Au-delà des secteurs, le stock picking reprend de l’importance
La fin de l’année pourrait aussi offrir des opportunités plus spécifiques, difficiles à résumer à un secteur entier.
Publicis en est un exemple. L’entreprise a progressivement renforcé ses activités liées à la donnée et à la technologie grâce à plusieurs acquisitions. Bertrand Lamielle estime que cette transformation la rapproche désormais davantage d’un acteur technologique et de conseil que d’une agence publicitaire traditionnelle.
D’autres dossiers sont davantage en phase de surveillance. C’est notamment le cas de certaines valeurs de fret, secteur particulièrement cyclique dans lequel une hausse simultanée des volumes et des prix peut rapidement améliorer les résultats, mais où le mouvement inverse peut être tout aussi violent.
La défense offre un autre exemple de la nécessité de distinguer les fondamentaux d’une entreprise de la dynamique de son cours. Si Jérémy Blackwell conserve une opinion favorable sur certains acteurs comme Dassault Aviation, Bertrand Lamielle explique avoir réduit son exposition au secteur face à une dynamique boursière devenue moins convaincante.
Suivre les tendances plutôt que chercher à deviner le prochain retournement
Derrière ces différentes pistes se dégage finalement une même approche : ne pas chercher systématiquement les valeurs qui ont le plus baissé, mais observer celles dont les perspectives commencent à s’améliorer.
Les révisions de chiffre d’affaires, de marges ou de bénéfices constituent ainsi des indicateurs importants. Lorsque les analystes commencent à relever leurs estimations, cette amélioration des fondamentaux peut accompagner ou précéder une nouvelle dynamique boursière.
À l’inverse, une forte baisse ne suffit pas à rendre une action attractive. Le luxe, par exemple, reste confronté à un manque de catalyseurs et à des perspectives de croissance beaucoup moins fortes que lors de ses meilleures années.
Pour cette fin 2026, la technologie et les banques européennes restent donc deux des grandes tendances à surveiller, tandis que la santé et plusieurs dossiers spécifiques peuvent apporter davantage de diversification. Mais dans un environnement encore incertain, la sélection des entreprises et l’évolution de leurs fondamentaux pourraient compter davantage que le simple choix d’un secteur.
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